Vous êtes propriétaire ou locataire d’un local commercial, d’un bureau ou d’un bien situé dans un immeuble à usage mixte (habitation et activité) ? Un rapport officiel vient d’apporter un éclairage nouveau sur le dispositif Eco Energie Tertiaire, qui vise à améliorer la performance énergétique des bâtiments du secteur tertiaire. Si vous occupez ou louez ce type de bien, il est important de comprendre ce qui évolue, pourquoi l’État cherche à accélérer la transition énergétique sur ce parc immobilier, et ce que cela peut impliquer concrètement pour vous, en particulier si vous êtes en copropriété ou bailleur.
Depuis l’entrée en vigueur du dispositif Eco Energie Tertiaire (aussi appelé « décret tertiaire »), les propriétaires et occupants de locaux à usage tertiaire d’une certaine taille doivent réduire progressivement leur consommation d’énergie. Cette obligation concerne principalement les immeubles ou parties d’immeubles accueillant des bureaux, commerces, établissements de santé ou d’enseignement, etc. L’objectif : diminuer l’empreinte carbone du secteur, qui reste l’un des plus énergivores en France.
Malgré cette réglementation, le rapport publié par le Comité d’Engagement pour la Performance des Bâtiments Tertiaires fait état d’un essoufflement du dispositif. Beaucoup de propriétaires ou d’utilisateurs tardent à déclarer leurs consommations ou à engager des travaux d’amélioration énergétique. Les raisons sont multiples : complexité de la plateforme OPERAT (l’outil en ligne qui centralise les données), difficultés à financer les travaux, manque d’informations sur les bonnes pratiques, etc.
Le dispositif Eco Energie Tertiaire cible les bâtiments ou parties de bâtiments à usage tertiaire (bureaux, commerces, établissements de santé, etc.) de plus de 1 000 m². Si vous possédez ou occupez ce type de local, même au sein d’une copropriété, vous êtes potentiellement concerné. Cela vaut aussi pour les bailleurs qui louent ce genre de biens, ou les copropriétés accueillant des commerces ou des services en rez-de-chaussée.
Les obligations sont les suivantes :
En pratique, cela peut vouloir dire : devoir voter en assemblée de copropriété la réalisation d’un audit énergétique, planifier des travaux collectifs, ou négocier la répartition des coûts entre propriétaires et locataires.
Le rapport du Comité d’Engagement pour la Performance des Bâtiments Tertiaires, mandaté par le Plan Bâtiment Durable, a auditionné une cinquantaine d’acteurs publics et privés pour comprendre les blocages et identifier des pistes d’amélioration. Les points soulevés concernent directement les particuliers concernés par des locaux tertiaires :
L’ensemble de ces propositions vise à rendre le dispositif plus efficace et pérenne, tout en tenant compte des réalités du terrain, notamment en copropriété.
Pour vous, propriétaire ou locataire d’un local tertiaire, cela signifie plusieurs choses :
Au final, même si certaines démarches peuvent sembler contraignantes, elles s’inscrivent dans un mouvement général vers la valorisation de votre bien et la maîtrise de vos charges à long terme. Prendre le virage de la performance énergétique aujourd’hui, c’est aussi anticiper les futures obligations, limiter les risques de dévalorisation de votre bien, et améliorer votre confort au quotidien.
Le rapport du Comité d’Engagement pour la Performance des Bâtiments Tertiaires met en lumière la nécessité d’accélérer la transition énergétique dans les bâtiments du secteur tertiaire. Si vous êtes copropriétaire, bailleur ou locataire d’un local tertiaire, vous êtes directement concerné par ces évolutions : déclaration annuelle des consommations, possibles travaux à prévoir, mais aussi opportunités d’économies et de valorisation de votre bien. Restez attentif aux prochaines simplifications annoncées et n’hésitez pas à solliciter conseil pour mieux comprendre vos obligations et les aides existantes.