Le gouvernement relance le marché du logement, mais cette fois, avec un programme très ciblé. Seront uniquement les logements collectifs, et plus précisément les appartements ou immeubles mis en location, neufs ou rénovés en ayant bénéficié de travaux de grande ampleur. Pour être éligible, le logement doit atteindre une performance énergétique à son DPE (classe A ou B). Côté fiscalité, les investisseurs peuvent déduire de leurs revenus fonciers une partie du prix d’achat et l’ensemble des charges liées aux travaux, et ces avantages fiscaux dureront trois ans. Mais la mise en place a pris du retard. Le dispositif en lien avec MaPrimeRénov’ pour les copropriétés n’ouvrira qu’en mars 2026, alors que beaucoup d’acteurs attendaient des mesures dès le début de l’année. Les décrets précisant les plafonds de loyers et les taux d’amortissement ne sont pas encore publiés, un frein pour les premiers projets.
Certains professionnels s’inquiètent de savoir si l’offre pourra être rapidement relancée malgré tous ces retards. Reste que, dès l’ouverture en mars, ce dispositif pourrait changer la donne pour les copropriétés et les logements collectifs performants, en encourageant les investissements dans du neuf ou de la rénovation lourde, plus respectueux de l’environnement et des occupants.